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FOCUS SUR MICHEL OCELOT

FOCUS SUR MICHEL OCELOT le mercredi 27 septembre 2017 de 16h00 à 17h30 Auditorium

4 courts-métrages de Michel Ocelot : le réalisateur de Kirikou et la sorcière

Ciné-môme Retour à la liste

Michel Ocelot, né le 27 octobre 1943, est un réalisateur français qui s'illustre dans le cinéma d'animation.

Au programme :

La Belle fille et le sorcier

Court métrage d'animation de 4 mn (1992)
Synopsis
"Je suis moche, je suis seule, je m'ennuie".
Dans trois secondes, tout va changer...
Notes de Michel Ocelot
C'est une suite de la collection "Ciné Si" (collection qui sortira des années plus tard sous le titre de "Princes et Princesses"), le retour à un véhicule simple qui me permet de raconter toutes les historiettes qui me font envie, tout en jouant avec des petits bouts de papier, des astuces innocentes et de la vraie lumière. Ce petit conte plaisante avec ma fixation sur les princes et les princesses.
Production : Trans Europe Film

 

La Bergère qui danse

Court métrage d'animation de 9 mn (1992)
Synopsis
Une jolie bergère aimait beaucoup un jeune berger. Une fée aussi. La bergère sait garder les moutons et danser au son du pipeau de son ami. La fée, elle, est puissante, impitoyable, elle possède un dragon volant, un palais de cristal, une tour du sommeil et bien des sortilèges. Laquelle des deux va gagner ? .…
Notes de Michel Ocelot
C'est une suite de la collection "Ciné Si" (collection qui sortira des années plus tard sous le titre de "Princes et Princesses"), le retour à un véhicule simple qui me permet de raconter toutes les historiettes qui me font envie, tout en jouant avec des petits bouts de papier, des astuces innocentes et de la vraie lumière. J'ai trouvé l'inspiration pour cette histoire dans un des contes recueillis par Henri Pourrat. J'en ai fait une lutte entre une fée toute puissante et une bergère qui semble démunie, mais qui ne renonce pas.
Production : Trans Europe Film

 

Le Prince des joyaux

Court métrage d'animation de 13 mn (1992)
Synopsis
Voici un innocent garçon, une jolie princesse, un marchand fourbe et un aigle géant, amateur de joyaux. Cela se passe au pays des mille et une nuits, sous une pluie de pierres précieuses...
Notes de Michel Ocelot
C'est une suite de la collection "Ciné Si" (collection qui sortira des années plus tard sous le titre de "Princes et Princesses"), le retour à un véhicule simple qui me permet de raconter toutes les historiettes qui me font envie, tout en jouant avec des petits bouts de papier, des astuces innocentes et de la vraie lumière.
L'inspiration ici vient de l'Orient, et je me régale avec prince, princesse, sultan, turbans, clair de lune, palais, désert, pierres précieuses, aigle, cruauté et amour.
Production : Trans Europe Film

 

Les Trois inventeurs

Court métrage d’animation de 13 mn (1979)

Synopsis
Dans un monde de dentelle blanche, un grand inventeur, une grande inventrice et une petite inventrice inventent de belles machines utiles. Mais les gens ne comprennent pas et n’aiment pas qu’on ne se tienne pas comme eux…
Notes de Michel Ocelot
J’ai imaginé "Les 3 Inventeurs" comme mon chef d’œuvre, mais chef d’œuvre au sens d’ouvrier-compagnon. Gédéon avait été une épreuve, je n’étais pas content du résultat. Je voulais passer à un autre niveau et montrer que je savais faire autre chose et que je n’étais plus un apprenti (c’était complètement faux, j’étais encore un apprenti et je ne savais pas grand chose, j'inventais à mesure). Le chef-d'œuvre des compagnons-ouvriers est un objet exceptionnel qui prouve sa maîtrise, qu’on ne fait qu’une fois dans sa vie et qu’on met ensuite dans une vitrine. Une des nombreuses choses qu’on m’a reprochées lorsque je faisais Gédéon, c’était d’avoir utilisé du papier découpé, une technique d’amateur et pas de professionnel. J’ai pris le contre-pied de cette idée et j’ai franchement fait tout le film au papier, et en papier blanc et éclairé de côté pour que l’on voit bien que c’était du papier à découper et en jouant sur le fait que c’était la matière papier, en la découpant, pliant, détruisant.
Il s’agissait de montrer ce que je savais faire, de me faire connaître, d’obtenir des prix dans les festivals et de recevoir des commandes. Les prix, je les ai eus, les commandes non. Mais j’ai eu tellement de plaisir à le faire. Ce film c’était moi, j’ai tout dessiné, et tout fait. Je l’ai en plus tourné chez un auteur de film d’animation que j’admirais, et que j’admire toujours, Jean-François Laguionie. Ce n’était pas un choix que j'avais fait, je n’étais pas en mesure d’émettre des choix, c’est simplement que la productrice avait trouvé le banc-titre le moins cher de France. La caméra n’avait pas d’ailleurs de viseur, je voyais les cadrages seulement avec une grande feuille de celluloïd posée sur la table où les cadrages étaient indiqués en fonction de la hauteur de la caméra. Cette caméra montait et descendait grâce à une manivelle très dure à manipuler. Il n’y avait pas de mise au point automatique et chaque fois que je changeais la hauteur de la caméra, j’oubliais de faire la mise au point. Comme il n’y avait pas de visée, je ne m’en apercevais qu’une fois le travail fait, la bobine terminée, envoyée au laboratoire, puis re-expédiée à l’endroit de tournage où il n’y avait pas de quoi la visionner. J’allais dans une petite ville à côté, dans un cinéma où on me projetait deux fois ce que j’avais fait dans un bruit d’enfer, car j’étais dans la cabine du projectionniste avec de vieux appareils. Il fallait que j’analyse et que je note dans ma tête à toute vitesse.
Donc, il s’agit de papier blanc et de napperons qu’on trouve sous les gâteaux. Avec ça , j’avais une paire de ciseaux, un peu de fil et du ruban adhésif.
Le musicien Robert Cohen-Solal, qui était chargé du bruitage, n’a lui aussi utilisé que du papier, sauf pour le son de la clochette.
Christian Maire, le compositeur de la musique, avec qui j’ai fait encore beaucoup d’autres films, a aussi joué le jeu de la mécanique. Il n’a pas utilisé d’instruments en papier parce qu’il n’en avait pas, mais il a utilisé un célesta par exemple, un instrument un peu archaïque, et au lieu d’éviter tous les bruits annexes de la mécanique de bois, Christian a mis le micro dans l’appareil pour qu’on les entende.
J'ai exécuté tous ces éléments dans ma chambre en 5 mois, dans la solitude et le silence. Puis le tournage, tout seul, a duré trois mois. C'était dans le silence aussi, la maison était perdue dans les Cévennes, et il neigeait. Je travaillais du lever au coucher, j'accomplissais quelque chose, j'étais heureux.
Production : aaa production

MERCREDI 27 SEPTEMBRE // AUDITORIUM // Entrée libre pour les adhérents de moins de 12 ans

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